Cinéma

ANTEBELLUM, retour vers le présent – Critique

ANTEBELLUM mélange deux temporalités, le passé et le présent pour plonger ses protagonistes dans l’Amérique esclavagiste de la guerre civile. Le premier tiers prend place dans une plantation de coton en Louisiane. Janelle Monáe tente d’échapper à son geôliers, le sénateur Denton, interprété par un Eric Lange à la tête d’une troupe de confédérés aussi sadiques que pervers.

L’exposition glaçante s’installe à travers une esthétique presque baroque. Mouvements de caméra, ralentis, clairs-obscurs et éclat de couleurs saturées pour une évocation symbolique d’Autant en emporte le vent. Mais derrière cette effroyable reconstitution plane une sensation de mystère diffus, bascule vers un cinéma de genre que la mise en scène semble nous promettre. En effet, produit par les producteurs de Get Out et Us, le marketing du film insiste sur cette filiation revendiquée. Mais si Bush et Renz proposent un geste de cinéma similaire, à savoir tisser un discours social sur le racisme systémique de la société américaine à l’intérieur d’un film de genre extrêmement codifié, ils ne parviennent jamais à retrouver la virtuosité scénaristique de leur aîné Jordan Peele.

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